Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 19:37

Date :

  • Le Mardi 10 Mars 2009 à partir de 20 h .

Lieu :

  • Espace Café ALTER MUNDI – 4 rue JP Timbaud – 75011 - Métro Oberkampf.

Animation :

  • Jean-Pierre CORSIA - Conseiller Délégué PS chargé du développement durable à la Mairie du 11ème
  • Liliane DUPORT – Administratrice de 4D ( Dossier Débat pour le Développement Durable ) et militante PS 11ème

Avec la participation de :

  • Catherine CHALOM : Militante du Pôle écologique du PS – Agricultrice AB - Créatrice dans le 11ème d’une boutique de produits biologiques et écoproduits au sein du réseau Biocoop.
  • Dominique RETOUX : Représentant des activités développement durable du Groupe SOS (dont le Traiteur Té bio - équitable et le réseau de boutiques de commerce équitable Alter Mundi) et de l’association Terre de Liens (achat collectif de foncier pour développer l’agriculture biologique )
  • Elodie FRADET : Militante Verts 11ème - Spécialiste des notions de politiques publiques et d’alimentation durable. Intervention sur le thème : L'alimentation durable, outils et indicateurs pour les politiques publiques municipales.
  • Guillaume BAPST : Directeur d’ANDES – Le réseau des épiceries solidaires
  • Lucie POIROT : Association le Temps Presse – Education à l’environnement et à la citoyenneté.
  • Un responsable du réseau des AMAP du 11ème.

Contact pour confirmer votre présence :

Jean-Pierre CORSIA - Tel : 06 07 60 50 43 - Mail : jp.corsia@orange.fr
Blog : http://blog.ps-paris11.org/agenda21/

Avec la débâcle financière et l’urgence climatique l’alimentation et les comportements alimentaires sont aujourd’hui au coeur de l’actualité, crise alimentaire, émeutes de la faim, la vache folle, le lait contaminé chinois, campagne nationale de promotion des fruits et légumes, prévention de l’obésité, débats sur l’agriculture bio, les OGM, etc. De l’agriculteur au consommateur, en passant par l’industriel, le chercheur et le commerçant, la filière de l’agro alimentaire regroupe une multitude d’acteurs et de métiers aux objectifs et contraintes très différents. Nourrir la population est d’ailleurs souvent en concurrence sévère dans certains pays avec des cultures industrielles ou des cultures d’exportation. Le développement de la filière agroalimentaire (135,5 millions d’€ et 410 000 salariés en 2006 en France) a écarté beaucoup d’entre nous de la maîtrise et même de la connaissance de ce qu’il ingère. 8O % des produits que nous mangeons sont en effet des produits transformés. D’aucuns organisent alors des circuits courts de commercialisation allant de pair généralement avec une production bio.

Nos modes alimentaires ont - ils une influence sur le réchauffement climatique ? Quels impacts les modes de production ont - ils sur notre santé ? Comment devenir un consommateur responsable ?

[...]

Ce premier débat général doit permettre d’engager des actions au niveau local pour chaque thème abordé

N’ALIMENTONS PAS LE CHANGEMENT CLIMATIQUE!

En changeant légèrement nos habitudes alimentaires, nous pouvons réduire facilement et rapidement notre contribution à l’effet de serre. En tant que consommateurs responsables, nous pouvons orienter nos choix vers des produits moins émetteurs de gaz à effet de serre et éviter d’acheter des produits inutiles. En tant que citoyens, il est aussi de notre devoir d’interpeller les collectivités, les écoles et les entreprises pour avoir dans nos assiettes des aliments moins gourmands en énergie. Quelles actions alimentaires mettre en place ?

DES PESTICIDES DANGEREUX DANS NOTRE ASSIETTE

Les pesticides posent un véritable problème de santé publique. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides, en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. Des études scientifiques nous montrent ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risques de développer que les autres de nombreuses maladies : cancers, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli.

Les instances officielles et médecins nous invitent plus que jamais, et à raison, à consommer des fruits et légumes frais, au moins 5 par jour, notamment pour lutter contre les risques de cancer. Le paradoxe c'est que certains fruits et légumes concentrent des résidus de pesticides dont certains sont cancérigènes. Que faire ?

Des réponses existent déjà en « germes » :

LE DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE BIO

Bios en grec signifie la vie .L’agriculture biologique respecte les cycles de la nature , sauvegarde l’écosystème , la vitalité des sols et des aliments. Elle proscrit l’utilisation des pesticides, d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et d’engrais chimiques de synthèse.

L’agriculture biologique en France est insuffisante pour répondre à la demande croissante des consommateurs. La France se situe au 5ème rang de production en Europe avec 550 000 ha et 2% de la surface nationale cultivée derrière l’Italie (9%) , l’Espagne (7%), l’Allemagne (5%) et le Royaume Uni (3,6%). Deux objectifs de soutien au développement de l’agriculture biologique ont été annoncés lors du Grenelle de l’environnement : Le triplement des surfaces certifiées AB, de 2%à 6% au niveau national en 5 ans en 2012 pour atteindre 20% en 2020. Un taux de 20% de produits biologiques introduit dans la restauration collective d’Etat d’ici 2012.

L’AMAP : UN MODÈLE ÉCONOMIQUE ALTERNATIF

Il s’agit de systèmes originaux de production et de distribution qui mettent en lien direct des agriculteurs et des consommateurs : un producteur propose chaque semaine à un ensemble de consommateurs adhérents, un « panier « de produits dont la composition est fonction de la production, avec ses irrégularités. Le consommateur s’engage à acheter le panier toute la durée de la saison, et à le prépayer, à un coût fixe, ce qui garantit au producteur l’écoulement de sa récolte et son revenu. Le producteur garantit la fraîcheur de la récolte et un mode de production respectueux de l’environnement.

LE DÉFI DU COMMERCE ÉQUITABLE

Depuis plus de quarante ans, la démarche du commerce équitable propose une alternative efficace pour réduire les inégalités engendrées par le commerce conventionnel et redonner à l’homme sa place centrale dans les échanges, dans le respect des principes suivants :

  • • Assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires,
  • • Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes,
  • • Instaurer des relations durables entre partenaires économiques.

REDUIRE LA FRACTURE ALIMENTAIRE ET PROMOUVOIR L'ACCES A LA CITOYENNETE ECONOMIQUE

En France, plus de 3,6 millions* de personnes ont 7 euros par jour pour se nourrir et se vêtir (seuil français de pauvreté, situé à 645 euros par mois par personne seule). Si on se réfère au seuil européen (774 euros par mois), ce sont 7 millions de personnes qui vivent dans la pauvreté.

L'Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires, A.N.D.E.S., a pour objectif, à travers les épiceries qu'elle fédère, de promouvoir l'accès des personnes en difficulté à une véritable citoyenneté économique : en permettant à un public exclu des circuits de consommation traditionnels de choisir les produits qu'il souhaite consommer, en vendant, à un faible prix, des denrées de qualité ; en proposant des activités où les compétences de chacun sont mises en avant, les épiceries solidaires et sociales se veulent, au-delà d'une aide matérielle, un outil de reconstruction et un tremplin vers une réinsertion durable.

Par paris11fiersdetresocialistes
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